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DEVORATION
L’action de dévorer est au centre de passions ardentes. Performer l’avidité : Dévoration est autant un désir immodéré qu’une nécessité. Quand la faim ou la soif deviennent pressantes. Une voix s’épanche. Un aigle royal englouti sa proie. Des sons accompagnent un cheminement. Des regards se croisent. Paysage émotionnel. 

 

Tir de nuit
Night shot

5min21, 2012

To gain your own voice,
you have to forget having it heard 

18min, 2013

You should never
forget the jungle

19min, 2013

Gunung

4min52, 2012

Tir de nuit – Animation de photographies et video, N&B. Durée: 5min21, 2012
Née d’une recherche construite autour du piège, de la traque, de la capture, Tir de nuit est une animation d’images qui ont été capturées par des « pièges photographiques », mis en place au sein du Parc Naturel du Vercors. En résultent des clichés d’animaux réalisés à partir d’un mécanisme automatisé déclenché par leur passage à proximité. « Ces animaux – dit l’artiste – pris au piège de l’image délivrent une pose qui me renvoie à l’acte photographique lui-même. Sa violence, sa poésie, sa beauté, de l’animal pris sur le vif, acteur et captif en même temps d’un témoignage qui, par cette technique, se rapproche de la caméra de surveillance en espace naturel ». Vanina Andreani
Night shots – Photography animation, video. B&W, no sound. Length: 5min40, 2012
A surveillance camera in the French mountains. Animals passing by night are triggering a photography sequence edited in the purpose of creating a film based on the fantasy of the wild animal and a certain closeness.

 

To Gain your own voice, you have to forget having it heard – Avec: Alexandria Wailes, actrice malentendante / Gérard Faroux, batteur – 18min, vidéo HD, 2013
« To Gain your own voice, you have to forget having it heard » (une citation d’Allen Ginsberg) est le film d’une performance engageant Alexandria Wailes, une actrice malentendante, et Gérard Faroux, un batteur. Une action entre les deux protagonistes va se dérouler autour d’une partition composée à partir de 3 langages des signes et écrite par l’artiste. Le premier langage a été mis au point par les tradeurs à la bourse, l’autre fut utilisé par le mouvement Occupy Wall Street et enfin l’actrice traduit, par son propre langage des signes, une liste de mots choisis qui concernent la Finance. Grâce à son montage drastique, le film se concentre sur les visages et les corps et sur cette relation forte qui se crée en dépit du fait que l’actrice ne peut pas entendre le batteur (mais elle ressent les vibrations) et que le batteur ne comprend pas toutes les subtilités des signaux de la main. La performance est devenue film, qui se traduit à son tour une composition sonore.
To Gain your own voice, you have to forget having it heard – With: Alexandria Wailes, deaf actress / Gérard Faroux, drummer 18min, HD video, 2013
«To Gain your own voice, you have to forget having it heard (a quote from Allen Ginsberg) involves Alexandria Wailes, a deaf actress, and Gerard Faroux, a drummer. It is a dramatically edited video of a performance that happened one month ago in the Flux Factory space. Laquet gave the actress three things – stock market traders hand signals, Occupy Wall Street hand signals and a list of financial words like future, market etc. that the actress translated to sign language. Then she asked the actress and drummer to create a strong relationship between each other as they performed despite the fact that the actress cannot hear the drummer and can only feel the vibrations and the drummer cannot understand the hand signals.» Sarah Walko, in Hyperallergic.com, the 19th of June 2013.

 

(extrait) You should never forget the jungle – Christine Laquet & Robert Steijn – Vidéo de la performance 16/9 HD, 19 min, 2012
You should never forget the jungle est une performance filmée, née de la rencontre entre Christine Laquet (plasticienne) et Robert Steijn (performeur et danseur). Leur collaboration entamée en 2011 autour des rituels chamaniques, met ici en jeu le face à face joyeux, érotique, finalement tragique, entre un jeune cerf et un chasseur, incarnés par les corps des deux artistes, autour d’une limite matérialisée par un couteau.
(extract) You should never forget the jungle – Christine Laquet & Robert Steijn – Video of the performance 16/9 HD, 19 min, 2012
« You should never forget the jungle, is a happy encountering – erotic and ultimately tragic – between a young deer and a hunter, played by the bodies of two artists, around a boundary embodied by a knife. The performance begins with an hypnosis, the countdown enables a change of realities, a transformation inside the narration. The deer shows its exuberant characteristic and, while addressing the audience, explains that he must confront the hunter and give him his life. Therefore, they live a relationship which is no longer a unilateral stalking but a seduction game, a mutual and unconditional offering. The hun- ter is faced with an animal that looks human. Finally, the hunter, who is caught in a cornelian dilemma, shoots the deer, feeling exasperated by its dances. But this is not quite a death since it initiates a molt where limits are exceeded, prior to any ritual initiation ». Julien Zerbone, in The trap, 2013

 

GUNUNG – HD Vidéo • 4min52 • 2012 // avec Robert Steijn
GUNUNG est un rituel chamanique coréen qui permet d’accompagner les âmes des morts par le biais de sacrifices. L’homme-écran ici « porte » le tournage de ce rituel, lors de ma rencontre avec la chamane Sul-Wha Kim en Corée du Sud en 2011. Il propose une distance physique, et questionne notre regard d’occidental sur un rite chamanique, dont il révèle l’exotisme et tente ainsi de s’en détacher.
GUNUNG – HD video, 4min52, 2012 // with Robert Steijn
« Gunung takes its name from a Korean shamanic ritual which accompanies the souls of the dead through sacrifices. During a residence in Korea, the artist had indeed met a shaman, Sul-Wha Kim, who invited her to attend one of his rituals. The shaman had recognized Christine Laquet, she explains, even though they did not know each other. Strangeness and complexity of this meeting which abolish borders. During the resulting performance, Robert Steijn embodied a « screen-man ». He was holding the screen of this ritual, providing a physical distance and questioning our Western view on shamanistic rituals. The performance materializes the meeting for Christine Laquet and according to her, it can not take place without a ritual. The use of body and gaze moves her practice from visual art to performance and enlarges her field of investigation. » Julien Zerbone

 

 

 

 

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